Tang

[Journal de traduction – Nine Haiku for Esther Inglis,
extrait de Quines, de Gerda Stevenson, Luath Press]

« Like a butterfly
I inhale from harebell cups
the tang of blue ink »

Le 5 janvier, plongée dans la traduction d’un poème de Gerda Stevenson, je lis trop vite un haiku et au lieu de «tang», je vois «tank». Je griffonne des essais avec les mots «puits», «puiser», «source», je mets mes notes au propre en face du texte anglais, et là, je réalise que le terme à traduire est «tang». Connais pas. Le Cambridge Dictionary m’indique qu’il signifie «a strong, sharp taste or smell» (goût ou odeur forte et prononcée) et l’exemple cité est celui de l’air marin (dans le Oxford Dictionary c’est celui du citron). Et là, ô petite madeleine surgie du temps-que-les-moins-de-vingt-ans-ne-peuvent-pas-connaître, me revient le souvenir du Tang. Quasiment ex-aequo avec le « Verygood » mais non pétillant, c’était la star gustative des goûters et «boums» à la fin des années 70 et début des années 80, pour accompagner le fameux Savane de Papi Brossard.

Une boisson à l’orange (sans orange !) atrocement chimique, vendue dans un sachet, qu’on avait le bonheur de préparer soi-même en ajoutant de l’eau, et qui a donné lieu à des créations publicitaires de haute volée.

Finalement, le Tang correspond bien à sa description en anglais ! Mais dans un poème, comment le traduire ?
(Si possible avec pas trop de syllabes pour le haiku).

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